Bonjour à tous, et bienvenue sur le blog de Startin’Sport !
Tout d’abord, je souhaite à tous nos internautes une excellente année 2009.

Pour un pilote automobile, une nouvelle année est toujours un grand moment d’excitation… Nouvelle catégorie, nouvelle voiture, nouveaux adversaires et de grandes ambitions à concrétiser.

L’an dernier à la même époque, je cherchais difficilement des partenaires pour commencer ma saison. Une fois ceux-ci convaincus, j’ai eu la grande chance de vivre une saison fantastique, me portant sur 10 podiums en 14 courses.

La dernière manche de la saison à Lime Rock m’apporta des sentiments mitigés. Le plaisir d’établir le nouveau record du tour de cette piste et la possibilité de me battre pour la victoire, furent associés à la tristesse de boucler une saison, ainsi qu’à la colère suscitée par les différentes manœuvres politico-économiques visant à avantager certains pilotes.

Mais, au final, j’étais particulièrement triste de quitter les circuits, et d’entrer dans l’un de ces longs hivers d’attente.

Car les hivers ne sont jamais simples. Pour un pilote ordinaire, il est passé à l’affûtage de la condition physique, ainsi qu’à la recherche intensive de sponsors et autres partenaires.

Pour moi, les projets mis en œuvres sont particulièrement intéressants.

Après deux années aux États-Unis dans le cadre des US Barber Mazda Series, j’ai décidé de passer à l’échelon supérieur. Mon staff et moi-même avons passé l’hiver à négocier avec de nombreuses équipes de haut-niveau, que ce soit dans les championnats Indy, F3 Américaine ou F.2000.

D’ailleurs, j’éprouve toujours un sentiment étrange à être en contact avec ces équipes basées à Indianapolis, me remémorant constamment le siècle d’histoire du sport automobile sur lequel cette région du monde a influé.

Mais dans tous les cas, un accord financier est essentiel. Et aujourd’hui, il est temps de conclure – comme dirait Michel Blanc – et commencer cette nouvelle saison.

Je ne pouvais pas écrire ma première chronique sans parler du climat économique actuel. Pour beaucoup de personnes impliquées dans le sport automobile, la crise est particulièrement inquiétante.

A cette époque de l’année, nous voyons que le nombre d’inscrits sur les grilles de départ est en constante baisse, et les équipes sont obligées de revoir leurs prétentions financières en attendant des jours meilleurs.

Notons néanmoins la formidable initiative du nouveau championnat F2 [créé par la FIA, pour aider les jeunes pilotes disposant de peu de moyens financiers] qui, je l’espère, aura le mérite d’offrir compétitivité, équité et cohérence financière autant aux pilotes qu’aux sponsors et aux fans.

Espérons aussi que son succès incitera d’autres championnats à penser principalement aux carrières des pilotes et à leurs difficultés financières, et éviteront à l’avenir de créer des monoplaces régulièrement revues à des coûts exorbitants, sonnant parfois le glas de carrières prometteuses.

Car aujourd’hui, l’heure est au changement. Il est essentiel de revenir à un temps où des pilotes moins fortunés pouvaient se battre d’égal à égal avec les héritiers des familles les plus riches, afin de redonner aux fans le sport qu’ils méritent : des courses sensationnelles et surprenantes, faites de joies et de drames.

Des courses où le fils de maçon pourra se frotter au fils de ministre, sans peur et sans reproche, pour parvenir à monter sur la marche la plus haute du podium.

Car s’il y a un endroit où nous ne devons pas voir de hiérarchie sociale, c’est bien sur un podium.

Le jour où tout cela sera possible, faites-moi confiance, je serai aux avant-postes…

A bientôt,

Julien

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