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Plus d’un mois a passé depuis ma dernière chronique, et deux  nouveaux week-ends de course se sont écoulés en Formula Palmer Audi, la compétition automobile à laquelle je participe.

Snetterton et Oulton Park, les deux premières épreuves de l’été, auraient dû être celles confirmant les performances entrevues à Silverstone. Bien au contraire, elles furent vraiment difficiles sur de nombreux points.

Snetterton est un circuit vraiment à part. Pour la première fois de l’année, j’ai eu la chance de me rendre sur un circuit sur lequel j’avais déjà roulé en F3 britannique l’an dernier. Cet ancien aérodrome de la seconde guerre mondiale est un tracé atypique, marqué par de très grandes lignes droites et des courbes rapides.

Surtout, le revêtement est quasiment entièrement plat, ce qui est assez rare sur les pistes de course.

Grâce à mon expérience de la piste, j’ai pu me démarquer immédiatement en essais, jusqu’à ce que la boite de vitesses ne montre des signes de faiblesse. Rapports qui ne rentrent pas, ou qui reviennent au point mort, boite qui craque…

Après étude avec mon ingénieur, nous nous sommes aperçus que je perdais sept dixièmes de seconde rien que lors les changements de rapports. En étant à neuf dixièmes de la pole, il y avait de quoi nourrir des regrets.

Il n’y a pas grand chose à dire sur les manches de Snetterton. Quelques batailles, deux remontées de six positions en course, mais il était très difficile de garder contact avec le rythme des leaders du fait de ces problèmes de changements de vitesses.

Seul point positif du week-end, ma bataille en piste avec Kazim Vasiliauskas, jeune espoir de la Formule 2 et qui performe extrêmement bien dans sa catégorie, et contre lequel j’ai pu tester mon potentiel.

Entre Snetterton et Oulton Park, une partie de la boite de vitesses fut démontée et remise à neuf. Malheureusement, le travail effectué par mes mécaniciens n’a pas eu l’effet escompté.

Ceci ajouté à une panne de turbo en course, de gros problèmes de freins (une roue gauche qui bloquait systèmatiquement à l’attaque des freins) et un support de roue arrière cassé.

Beaucoup pour un seul homme et pour un seul week-end !

Oulton Park m’a néanmoins impressionné. Ce circuit a vu plus d’accidents mortels à lui seul que tous les autres circuits de Grande Bretagne réunis. C’est une piste qui transforme un adolescent en homme, un peu dans le style de Watkins Glen ou de Lime Rock aux Etats Unis.

Ceci fut également la seule excitation dans un week-end particulièrement sombre et difficile.

Désormais, il me faut regarder vers l’avenir, afin de déterminer ce qui doit être fait pour régler les problèmes récents. Il est toujours important de se relever rapidement après de mauvaises passes, afin de prouver aux décideurs et aux fans de sport auto ce que l’on vaut réellement, et ce sera mon défi pour la prochaine fois.

Il est difficile de rédiger la chronique de ce mois-ci sans parler des événements dramatiques récents qui sont littéralement tombés sur le monde du sport automobile.

Le décès de Henry Surtees a choqué le monde entier, et particulièrement tous les membres de Palmer Sport – organisateur de la F2.  L’ accident de Felipe Massa la semaine suivante a été une piqûre de rappel.

Quoi qu’on puisse penser ou croire, être pilote automobile reste un métier très dangereux. Il est toujours difficile d’en parler, mais chaque pilote sait ce qu’il risque lorsqu’il monte dans sa voiture.

Les récents accidents sont là pour nous rappeler la dure réalité : tout peut encore arriver lors d’une course automobile, et le risque zéro n’existe pas…que ce soit dans une F2 à 250.000 euros ou dans une F1 à 300 millions.

J’aurai pour conclure une pensée toute particulière pour Henry Surtees et sa famille. Courant dans la même organisation que lui, j’ai pû juger de l’impact qu’a eu son accident sur tous les membres de Palmer Sport.

Et il ne se trouve personne, parmi les gens qui ont eu l’opportunité de le rencontrer ou de travailler avec lui, n’ayant pas une opinion positive à son sujet.

Il a suivi son rêve jusqu’au bout, avec difficulté certes, mais aussi avec un certain succès.

Au jour de ses funérailles, tout le monde s’accorde à dire que ses parents peuvent être fiers de la personne et du pilote qu’était leur fils, et de ce qu’il a réussi à accomplir durant sa courte vie.

A bientôt,

Julien « 

Crédits Photos : www.juliengerbi.com

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