Elle a fait le tour de Corse en roller pour le don du sang et elle nous a fait faire le tour de Nice de la même manière ! Découvrez dans cette interview d’Aurélia Randazzo, qui est cette sportive niçoise à la motivation exceptionnelle !

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L’équipe de Startin’ a pris le train très tôt le matin pour se rendre à Nice ! Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour vous !  Une fois sur place, il suffisait de trouver la seule et unique personne se déplaçant en roller. Il est 9h30 et elle est là, assise à la terrasse d’un café, roller aux pieds déjà en rendez-vous professionnel ! Un café, on chausse les rollers et on part à la découverte de Nice avec Aurélia Randazzo s’il vous plait, on s’attend à se prendre une grosse claque et à se faire semer dès les premiers mètres, mais non on gère et on arrive même à lui poser des questions en roulant !

Alors, le Corse Roller Tour c’était comment ?

Le Corse Roller Tour c’était le top, une véritable aventure humaine avec un dépassement de soi et de belles rencontres. Puis, j’ai fait la promotion du don du sang à ma manière parce que je n’ai pas eu le soutien de l’Établissement Français du Sang. Certains moments ont été très durs, mais quand on positive c’est que du bonheur. Et puis, les gens m’ont réservé un superbe accueil, c’était génial.

Qu’est ce qui a été le plus éprouvant pour toi en Corse ?

Je dois avouer que le temps n’a pas été en ma faveur, j’ai beaucoup roulé sous la pluie mais je n’avais pas le choix je devais avancer. L’état des routes est désastreux à certains endroits, avec des cailloux, des trous c’est loin d’être des pistes cyclables et en plus qui dit Corse, dit cols. Alors à certains moments ça montait tellement que si je m’arrêtais, je reculais ! Même les cyclistes qui me dépassaient étaient au ralenti, alors moi j’avais vraiment l’impression de ne pas avancer !

Un film de 26 minutes sur le Corse Roller Tour est en cours de montage, ça sera l’occasion de voir l’envers du décor et de plonger avec moi dans ce qui fût une magnifique aventure pour moi et mon accompagnant.

Qu’est ce qui fait que tu arrives à surmonter ces difficultés ?

Mes expériences précédentes comme le Nice-Marseille, mon moral que je me suis forgé au fil des années et surtout le soutien et les encouragements de mes proches et des gens rencontrés sur le parcours. Ils m’ont donné l’envie et l’énergie de me surpasser. Et puis, les difficultés font parties de l’aventure, s’il n’y avait pas d’obstacles ça ne serait pas drôle ! Même dans l’effort et dans la souffrance, j’y prends du plaisir. C’est avant tout une satisfaction personnelle.

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Et le Don du Sang dans tout ça ?

Comme je le disais tout à l’heure, je n’ai pas eu le soutien de l’EFS alors j’ai voulu promouvoir le don du sang à ma façon. Lors du Tour de Corse et depuis que je suis revenue, j’ai rencontré plusieurs personnes qui ne sont pas allées donner leur sang depuis longtemps et en lisant des articles ou en voyant le parcours réalisé pour cette cause, ça les a encouragé à se rendre dans des centres de collecte pour le donner à nouveau. J’ai gagné mon pari et ma mission est accomplie.

Nous faisons une petite pause dans un café du Cours Saleya. Aurélia qui vient de créer son entreprise distribue ses flyes à tout le monde. En fait, elle ne s’arrête jamais ! C’est un truc de fou, elle ne peut pas rester assise plus de 5 minutes et on vous jure que c’est vrai !

Aurélia, tu ne t’arrêtes jamais ?

Non ! Surtout que je viens de créer ma société de flying à roller. Tu sais même quand je bronze, je cogite ! Et puis là, je suis bien occupée à faire connaître mon entreprise. Je fais ce que j’aime faire et vivre de ma passion, je veux constamment m’améliorer et surtout faire ce que je veux ! Tu sais, je veux que mes projets associés au roller ne deviennent pas des fardeaux. Je veux rentrer chez moi et ne pas être dégoutée du patin, je veux les rechausser le lendemain toujours avec le même plaisir.

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Tu nous as parlé d’un certain Nice-Marseille, c’est quoi au juste ?

En fait, j’habitais à Marseille à l’époque et je suis venue en week-end à Nice. Pour le retour, je me suis trompée de train alors je me suis arrêtée à la première gare pour prendre le bon qui était 2 heures plus tard. Pour tuer le temps, je me suis dit que j’allais rejoindre la prochaine gare en roller et en fait… je ne me suis jamais arrêtée jusqu’à Marseille ! Bon, j’ai quand même dormi car ça m’a pris 3 jours mais la première nuit à St Tropez, j’ai été gentiment invitée à bord d’un voilier et le lendemain j’ai passé  la nuit dans une école de bonnes sœurs à Sanary. Ensuite, pour rejoindre Marseille, je suis passée par la route des Crêtes. Et ceux qui connaissent savent que c’est assez étroit mais que les paysages sont à couper le souffle.

Ah ouais quand même ! Et tu as prévu d’autres projets du genre ?

Bien sûr, j’en ai plein la tête ! Notamment un… Mais par contre, je ne sais pas si mes prochains roller-trips auront pour ligne directrice le don du sang. Je ne veux pas que les gens pensent que je me sers de cette cause pour réaliser mes projets et si je pars à l’étranger pour un prochain roller tour, ça risque d’être difficile. La question se pose encore. Mais j’espère tomber sur LA personne qui pourra me faire réaliser un projet de malade, toujours avec mes rollers aux pieds et puis un projet en amène un autre donc ça n’est pas prêt de s’arrêter ! En fait, je ne réalise pas un défi en fonction de sa taille ou de sa difficulté, je veux que ce projet me fasse rêver moi d’abord pour que je puisse le gérer au mieux et le partager avec un maximum de personnes.

A l’étranger… Tu nous avais parlé de Tasmanie non ?

Oui, c’est ça. Je voudrais faire le Tasmanie Roller Tour. Ça n’a jamais été fait et comme j’aime bien innover, c’est la bonne occasion. De ne pas connaître les endroits où je vais me rendre ça rend le projet encore plus intéressant car je ne sais pas où je mets les pieds et j’aime faire face à l’imprévu, c’est un défi dans un défi. J’adore découvrir de nouveaux horizons et rencontrer des gens est une manière pour moi de voyager, de m’imprégner des cultures locales et d’apprendre la vie d’une manière différente. Tu sais, je ne fais rien comme tout le monde, je veux me différencier et puis plus on me dit que c’est difficile, plus ça me donne envie de le faire !

Dans le film du Corse Roller Tour, il y a aura également un teaser sur la Tasmanie. C’est une pub qui sera une ligne supplémentaire dans mon CV sportif, ça me servira pour trouver des sponsors et des financements.

Encourages-tu nos lecteurs à se mettre au roller ?

Bien sûr ! L’été arrive, on sculpte son corps en y prenant du plaisir et puis… c’est un bon plan drague 😉

Je serais sur Nice cet été, si vous voulez me voir je distribuerai des flys !

Ah, on y vient ! Donc tu as créé ta société, tu nous en parles un peu ?

En fait, j’ai voulu associer ma passion pour le roller avec mon boulot et j’ai créé la société Pub and Roll Company. J’ai voulu mettre un place un concept de communication original associé au roller. Je distribue des flys à roller pour des entreprises de la région, ce qui donne une image dynamique et attrayante.  J’ai déjà été contacté par plusieurs boites et je me régale à faire ça ! Je rencontre des gens, je fais du roller et je suis à l’air libre. C’est tout ce qui me convient !

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Bon, nous faisons encore une petite pause mais qui durera plus longtemps cette fois-ci à cause de la pluie… Nous sommes dans Nice, dans un petit resto bien sympa et nous discutons de tout et de rien. Jusqu’à ce que le travail reprenne le dessus !

Ça fait quoi de voir ta photo un peu partout et d’être de plus en plus connue ?

C’est super, au moins ça prouve que mes projets intéressent et surtout avant je donnais mon numéro aux gens, maintenant je leur dis de taper mon nom dans Google !  🙂

Tu trouves que Startin’ s’en sort comment en roller ? Aller, on veut l’avis d’une pro !

Eh oui ! Les pièges que j’ai tendus ont été déjoués et vous avez même réussi à me suivre de partout. Je pense que Startin’ peut m’accompagner en roller pour mon prochain tour du monde ! ^^

Merci Aurélia pour cette super journée sportive à la découverte de Nice et de ta personne. Tu as peut-être envie de rajouter quelque chose ?

Oh oui, j’en ai des choses à dire ! La vie est trop courte pour se prendre la tête, le plus important c’est de faire ce qu’on aime, de véhiculer de belles valeurs et de beaux messages autour de soi. Si on donne tout pour arriver à en vivre, c’est pour moi une des définitions du bonheur. Faire ce que tu aimes et réussir avec.

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C’est sur ses belles paroles que nous nous quittons. Un grand merci à Aurélia pour sa disponibilité, sa sympathie et ses supers conseils (comme de ne pas garder son sac à bandoulière de 3 kg sur le dos, de ne pas rester sur la piste cyclable, de faire attention aux rails…). N’hésitez pas à la contacter si vous êtes un professionnel !

Nous, on vous laisse. On va s’échauffer pour le Tour de Tasmanie !

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Interview Aurélia Randazzo écrit par Vaï Iperty avec une note moyenne de 4.8/5 - 14 vote(s)

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