Nous avons le plaisir de vous dévoiler l’interview de Julien Gerbi. Ce pilote automobile en devenir a déjà de nombreuses victoires à son compteur. Découvrez donc Julien, ce franco-algérien fier et comblé par ses origines qui revient tout juste du Championnat d’Italie de GT4 où il a réalisé des tests dans le cadre d’essais privés en Ginetta G50. Après avoir signé des temps parfaits, il a répondu à nos questions avec grande classe !

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Salut Julien ! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Tout d’abord, bonjour à tous les lecteurs de Startin’ Sport. Je m’appelle Julien Gerbi, je suis un pilote automobile franco-algérien de 26 ans. Je suis né à Nice et réside désormais dans le sud de l’Espagne, près d’Alicante.

Comment es-tu rentré dans le monde du sport automobile ? Racontes-nous tes deux premières années.

Le sport automobile a toujours été ma passion. Malheureusement, je n’ai pas pu avoir de cursus en karting.
Lorsque j’ai eu 17 ans et le BAC en poche, j’ai souhaité tenter ma chance.
Grâce à l’aide de quelques sponsors et investisseurs, j’ai pu effectuer quelques essais en Formule Nissan Junior dans l’équipe de Philippe Gautheron (NDLR: ingénieur GP2 ex-Petrov & Perez). Cette expérience m’a permis d’apprendre les bases de la compétition automobile, ainsi que d’emmagasiner un savoir technique essentiel. Puis, en 2004, je me suis lancé dans le grand bain en m’engageant dans le Championnat d’Europe de
Sport Prototypes Formula X, au volant d’une Van Diemen à moteur Ford. Mon premier week-end à Monza s’est soldé par un podium devant certains ex-pilotes de F1 et d’Indycar et des pilotes de « Le Mans Series »… Vous imaginez ma joie ! La saison s’est bien déroulée, avec plusieurs top 5 et une pôle position à Dubaï en fin de saison. Au classement général, je terminais 4ème et je remportais la classification Rookie. La machine était lancée.

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Quelques années après tes débuts tu es classé parmi les meilleurs espoirs, quelle a été ta réaction ?

Pour être honnête, cela ne m’a pas fait grand-chose sur le moment, même si j’étais un peu flatté.
Le classement était basé sur les résultats toutes compétitions confondues, et je sortais d’une bonne saison en Formule 3 l’année précédente.
Mais à ce moment là, j’étais en phase d’apprentissage aux États-Unis et j’étais surtout concentré sur mon adaptation.
C’est plus tard, quand plusieurs journaux ont sorti cette info, ainsi que les grands noms qui y étaient également classés, que j’ai vu que cela avait de l’importance aux yeux des gens.

Tu as enchaîné les podiums et les automobiles. Peut-être que tu as une préférence ?

Niveau ambiance, j’ai vraiment apprécié mon parcours outre-Atlantique. La première saison en 2007 a été un peu compliquée, mais la saison 2008 a été magnifique.
Là-bas, tout y est fait pour que le public soit proche des pilotes et des écuries. Ils peuvent entrer dans le paddock, parler et prendre des photos avec les compétiteurs, c’est très sympa. L’ambiance en Turquie était aussi particulière, bien qu’un peu moins professionnelle.
Mais j’en garde des souvenirs impérissables.
En ce qui concerne les voitures, j’ai pris beaucoup de plaisir avec la Formule 3000.
C’est une voiture relativement proche d’une F1, avec un moteur V8 de quasiment 600 cv. Une sensation incroyable !

Nous savons que tu as un site d’investissement, peux-tu nous donner un peu plus de détails sur ce projet ?

Le projet MYRACEDRIVER a été mis en place bien avant son apparition sur internet.
Au début de ma carrière, j’ai convaincu quelques investisseurs privés de m’aider à financer mes programmes de course, en échange de parts sur ma carrière.
J’ai alors mis à la vente 50% de mes futurs salaires, primes d’arrivées et éventuels contrats de publicité.
Puis, lorsque j’ai vu l’ampleur que prenait le programme, j’ai décidé de le lancer sur internet avec MYRACEDRIVER.COM.
Ainsi, n’importe quel investisseur, que ce soit pour 50 ou 5000€, peut acheter des parts sur ma carrière, être intégré complètement à mes programmes de course et toucher une part de 50% de mes revenus. Cela m’a aidé à financer près de 70% de ma carrière jusqu’à présent.

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Concernant ton évolution et ta carrière, tu as un modèle, une idole ou quelqu’un qui t’inspire ?

Il y a certaines personnes dont la motivation, la ténacité et le charisme m’ont impressionné. Des gens comme Alex Zanardi, que j’ai eu la chance de rencontrer à Istanbul il y a quelques temps, ou bien Gilles Villeneuve et François Cevert, pour leur joie de vivre ainsi que le souvenir qu’ils ont tous deux laissé. En dehors du sport automobile, j’ai beaucoup d’intérêt pour les personnalités qui ont dû se battre longtemps pour arriver à leurs fins, comme Nelson Mandela et Mohammed Ali.

Comment te vois-tu dans 10 ans ?

Si possible avec tous mes cheveux ! (rires) Je ne sais pas encore, je travaille chaque jour que Dieu fait pour grimper les échelons du sport automobile et y rester le plus longtemps possible. C’est un milieu compliqué où l’on apprend chaque jour. Mais le fait de pouvoir y courir et y être performant est une sensation qui vaut tous ces efforts.

Quel est ton rêve par rapport à ta carrière ? A quel moment pourrais-tu te dire « ça y est j’ai fini » ?

Pouvoir atteindre un des plus hauts niveaux du sport automobile et y rester !
Pouvoir courir dans les autos les plus compétitives sur les plus beaux circuits du monde.
Depuis 10 ans, je me réveille et me couche tous les jours avec le sport auto en tête.
C’est cette ambition, cette motivation qui me fait avancer et me pousse à me battre pour y arriver. Cela n’est pas prêt de s’arrêter.

Merci Julien pour tes réponses, nous te souhaitons bonne chance pour la suite de ton aventure, gardes ta motivation et ta rage de vaincre !

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Interview Julien Gerbi écrit par Vaï Iperty avec une note moyenne de 5/5 - 2 vote(s)

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