Ce week-end nous sommes parties à Hyères à la rencontre de la vice championne du monde de Stand-up Paddle et quelle meilleure occasion que les SUPDAYS pour faire l’interview d’Olivia Piana, organisatrice de l’évènement et sportive au grand cœur.

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Le soleil, la mer, les mouettes et sur le sable l’ombre de dizaines de drapeaux flottent : Fanatic, Waxx, Olivia Piana, Supdays… Puis, posées au bord de l’eau des planches de Stand-Up Paddle, on sait où on est et on sent que ça se prépare. Les Supdays ont déjà commencé et notre sportive est déjà sur le pied de guerre depuis très tôt ce matin avec ses acolytes. Malgré un timing serré, Olivia montre une grande disponibilité, c’est elle-même qui fait les formations au SUP à des personnes venues spécialement pour avoir les conseils de la championne et on sent que ça lui tient à cœur.  Entre un débrief vidéo et une initiation, elle nous pose des chaises à quelques mètres de l’eau et nous offre un café que nous renversons avec grande délicatesse. L’interview peut commencer dans de superbes conditions et dans une ambiance détendue, chaleureuse, bref, un bonheur.

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Bonjour Olivia ! Tu es donc vice-championne du monde en catégorie Suprace, bravo ! Mais avant d’en arriver là, tu peux nous en dire un peu plus sur ton parcours et sur toi ?

Bonjour Startin’ ! J’ai 23 ans et je suis originaire de Digne-les-Bains dans les Alpes-de-Haute-Provence où je pratiquais le triathlon et le windsurf, puis je suis descendue vivre à La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône pour me perfectionner dans le domaine et en 2010, j’ai décroché le titre de vice championne du monde de slalom en windsurf. J’ai découvert le Stand-Up Paddle en 2011 et ça a été un coup de foudre. Je me suis rendue compte que ce sport offrait une multitude de possibilités et c’est pour moi l’alliance parfaite entre l’endurance et la glisse. En 2015, j’attaque ma 4ème saison et je vais reprendre les compétitions, là je me suis blessée au pied au Maroc et j’attends patiemment de récupérer pour ré-attaquer dans le bois dur ! (NDLR: à noter que sa blessure lors des World Series ne l’a pas empêchée de terminer sur la 3ème place du podium !)

Petit retour dans le passé justement, quel est ton meilleur souvenir sur une planche ?

Je me rappelle vers 10/12 ans, avec mes copains nous allions souvent vers le Neptune Club à La Ciotat pour nous amuser avec les quelques planches qui trainaient. On se mettait à l’eau et on s’amusait à faire des concours d’équilibre ! Le premier qui tombait avait perdu, on a passé des heures à faire ça ! C’étaient en fait mes premiers entrainements sans le savoir !

Comme tu nous l’as dit, tu as 23 ans, mais tu as déjà un sacré palmarès ! Tu comptes t’arrêter un jour ?

Le Stand-Up Paddle c’est ma vie, ma passion. Je me fais plaisir et je fais plaisir. Tant que l’esprit surf/glisse restera, je serais présente et même après. En général, chez les filles le pic de force est vers 30 ans et c’est à cette période qu’on obtient les meilleurs résultats, mais je ne compte pas m’arrêter après ça. Le SUP mérite de se faire connaître et je ferais tout pour tant que j’en serais capable. Même si je ne fais plus forcément de compétitions, je continuerais à promouvoir mon sport.

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Tu as un objectif particulier ?

Non, je n’ai pas d’objectifs même si je veux gagner le plus possible de compétitions, mais mon fil d’Ariane reste de me faire plaisir et de donner le meilleur de moi-même à chaque fois. Après, il y a un gros contest qui envoie du lourds en Californie, c’est le « Battle of the Paddle » j’y ai déjà participé et les américaines m’ont bien fait galérer, mais je lâche rien et je les aurais toutes une par une  ! :p

Comment tu t’y prends pour tes entrainements avec un planning relativement chargé ?

En ce moment avec ma blessure au pied, mes entrainements sont un peu bouleversés, mais je continue à travailler beaucoup le haut du corps grâce à la pirogue. C’est une activité super où l’esprit d’équipe règne et où on peut faire des kilomètres et des kilomètres sans s’en rendre compte, ça me maintient en forme. Sinon, je garde quand même un bon rythme avec les initiations et les formations, mais je ne force pas trop pour mon pied. Après, le plus gros de l’entrainement c’est 3 mois avant le gros de la saison avec un maximum de sessions sur l’eau à partir de fin novembre. J’ai des périodes bien établies entre repos, entrainements et courses. Mais un truc auquel je ne déroge pas, ce sont les circuits cardios avant les compétitions, pour réveiller le corps, les muscles, les nerfs et être d’attaque dès le départ.

Justement, tu viens de nous parler des initiations et des formations. Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler ensemble et ce qui nous a marquées c’est ta volonté et ta motivation à vouloir démocratiser et professionnaliser la discipline. Pourquoi ?

Le Stand-Up Paddle n’a pas une grande notoriété, il n’est pas autant médiatisé que les gros sports comme le surf ou le foot et c’est à nous sportifs, de vendre notre sport et de le faire vivre. Je veux tout faire pour que mon activité se professionnalise et que les gens qui veulent découvrir le SUP soient entourés de gens de confiance qui savent ce qu’ils font et qui ne s’occupent pas simplement de donner une planche et une rame sans un minimum d’indications. Sur la Ciotat et même aujourd’hui sur les SUPDays, je fais des initiations avec un briefing complet pour que mes stagiaires partent à l’eau avec un vrai cours théorique et après la pratique où je les filme, on analyse ensemble les vidéos pour décortiquer les mouvements de pagaie, la tenue du corps, l’équilibre etc… C’est un vrai apprentissage pour que les personnes repartent en « sachant faire du paddle ». Apprendre, faire partager son savoir est un challenge pour moi et ça m’éclate, c’est grâce à ça que je me réalise dans ma catégorie.

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Donc les SUPDays, c’est l’occasion rêvée pour mettre en valeur ton sport ?

Oui, cette année c’est la première édition des SUPDays, du coup on est un peu en phase de tests, mais ça s’annonce bien. On est sur un superbe spot avec un beau soleil, avec une équipe passionnée, des rideurs initiés comme débutants et tous ici pour la même cause: le SUP. Tout est réuni pour que le Paddle soit sous les lumières des projecteurs. Je veux donner de ma personne et ne pas hésiter à utiliser mes titres pour faire vivre et connaître mon sport. J’ai déjà hâte d’être à la 2ème édition en mai 2015 et de remettre ça avec encore plus d’animations, de courses et spectateurs ! J’y crois et ça va marcher !

À côté de ça tu fais quoi ?

En fait, je fais énormément de planche, je fais pas mal de randonnées par ici, je suis souvent sur l’eau à la recherche de petites criques cachées, de grottes marines. Mais sinon, j’ai fait des études et je suis diplômée en énergétiques chinoises. En plus de la pratique du SUP, je voudrais ouvrir mon propre cabinet dans les années à venir.

Merci Olivia pour ces réponses concernant le coté sportif, on va maintenant passer aux questions décalées ! Je te pose une question et tu me réponds cash en un, deux ou trois mots.

Si je te dis Teahupoo, tu penses à quoi ?

Trop puissant, trop dangereux, trop gros. Des vagues de je ne sais pas combien de mètres de haut et de large avec un fond de corail à même pas 1 mètre de la surface.

Ton spot de prédilection dans le monde ?

Arugam Bay sur la côte est du Sri-Lanka.

Et ici dans le coin ?

Cap St Louis aux Lecques.

Si je te dis La Ciotat, ça représente quoi pour toi ?

Mon enfance et mes « premiers pas sur l’eau ». (NDLR:Quelle poète cette Olivia…)

Ton repas préféré ?

Les sushis ! Même si j’aime tout !

Ta musique préférée ?

J’aime tout, je n’ai pas forcément de préférence, j’écoute vraiment de tout. Mais s’il te faut une musique, tu n’as qu’à mettre celle-là : nananananananananaaahééééééé ♪ ♫ ! (NDLR: Olivia, je t’avais dis que je le ferais, je l’ai fais ;))

Pour finir, que représente la marque WAXX pour toi ?

WAXX, c’est mon sponsor underwear et textile surfwear. C’est avant tout ma marque de cœur, ils se sont toujours adaptés pour me suivre dans mes projets, ils sont là depuis le début et pour moi, c’est bien plus qu’un sponsor, c’est de l’amitié. (NDLR: merci à eux également de nous avoir fait rencontrer Olivia).

Est-ce que tu vas aller tous les jours sur Startin’ Sport maintenant ?

Mais oui, évidemment !

Tu veux dire un mot, juste un dernier mot ?

GOOOOOOOOOOOOOO !

(NDLR: comme vous pouvez le voir, Olivia n’a pas réussi à répondre en un, deux ou trois mots, mais plutôt en une, deux ou trois phrases de trois ou quatre lignes, mais on a senti qu’elle y avait mis du cœur, alors on lui en veut absolument pas !)

Un grand merci Olivia de nous avoir accordé cette interview alors que les SUPDays battaient leur plein et pour l’accueil que tu nous a réservé et… désolée pour le café renversé !!

Olivia cherche activement des sponsors, alors si vous êtes l’un d’eux et que vous voulez une sportive ultra-passionnée, amoureuse du paddle, motivée pour gagner et être la porte-parole de sa discipline, n’hésitez surtout pas à la contacter. Elle le mérite vraiment.
Son Facebook: https://www.facebook.com/olivia.piana
Son site: http://www.oliviapiana.com/

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Interview d’Olivia Piana écrit par Vaï Iperty avec une note moyenne de 4.5/5 - 11 vote(s)

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