Vincent Vittoz, 33 ans et leader de l’Equipe de France de ski de fond – en partance pour les prochains Mondiaux de Liberec, qui débutent le 19 Février – a à son tour accepté de répondre aux questions du blog Startin’Sport…

 

Vous avez grandi à La Clusaz, et après avoir découvert le ski alpin, vous optez pour le ski de fond à 8 ans : qu’est ce qui vous a plu dans cette discipline ?

La liberté de mouvement avec un matériel léger, de pouvoir se défouler sans attendre au bas d’une remontée mécanique comme en ski alpin, les sensations de glisse et le contact avec la nature !


Quelles sont, selon vous, les qualités à avoir pour être un bon « fondeur  » ?

Il faut disposer d’une bonne condition physique, d’une technique efficace – un temps fort au moment de l’impulsion et un temps plus long de glisse avec du relâchement -, mais également d’un matériel bien farté et performant.

 

 

En 1994, vous participez à vos premiers Championnats du Monde Junior : comment avez-vous vécu ces débuts internationaux ?

Trés bien, j’étais trés heureux d’affronter les meilleurs mondiaux de mon âge… C’était une formidable expérience.

 


Vous montez en puissance lors des Mondiaux Junior de 1995, avec une 6e place sur le 10 Km et une 4e place en relais : cela a dû bien vous « booster » pour la suite !

C’ est clair que ces Championnats du Monde m’ont donné envie de connaître encore plus le haut niveau…


Première Coupe du Monde en 1996, puis 1ers Championnats du Monde Senior en 1997,en Norvège,  où vous découvrez une ambiance exceptionnelle…quelles images gardez-vous de cette époque ?

Le départ du 15km poursuite avec 115 000 spectateurs au bord de la piste,  qui décomptent la dernière minute avant le départ de Bjørn Dæhlie [NDRL : « fondeur » Norvégien multi-médaillé]…

Photo Reuters Pictures

 

Puis qui encourageaient tous les athlètes, même après la course, lors de la récupération !


Vous avez ensuite la joie de participer aux Jeux Olympiques de Nagano en 1998, à 23 ans…un beau signe de reconnaissance de la part des dirigeants des Equipes de France non ?

J ‘avais répondu aux critères de sélection, ce furent mes 1ers JO :  j’étais là pour apprendre, j’ai fait les 2 cérémonies (ouverture et fermeture), participé à 4 courses…et je suis allé voir d’autres épreuves, pour vivre à fond l’évènement !

Photo site officiel vincentvittoz.com 

 


Fin 2000, en Italie, vous vivez vos premiers podiums en Coupe du Monde, à Santa Caterina et Bruisson : quels sentiments cela vous a t-il procuré ?

C’ était la suite d’une progression régulière depuis plusieurs années,  mais le fait de faire 2 podiums consécutifs en une semaine, m’a permis de confirmer rapidement mon potentiel.

 J ‘étais très heureux, car quand j’ai commencé le ski de fond, peu de gens pensaient qu’un Français pouvait rivaliser avec les meilleurs mondiaux…


Vous  participez, en 2002,  à vos deuxièmes Olympiades à Salt Lake City, avec des places d’honneur en solo et relais : aviez-vous été déçu de ne pas décrocher de podium ?

J’ étais un outsider, tout était possible mais j ‘ai voulu trop en faire, et je suis arrivé sur l’évènement avec un manque de fraîcheur.

Cela restera une bonne expèrience et puis on peut dire que ces JO ont marqué le début d’une belle Equipe de France, avec ma 1ère victoire en Coupe du Monde en 2003, puis la victoire du relais français – toujours en Coupe du Monde – en 2004.


En 2005, après un excellent début de saison en Coupe du Monde, vous êtes sacré Champion du Monde de poursuite, meilleure performance pour un fondeur Français : ça fait quoi d’entrer dans l’histoire du ski Français ?

C’ était l’année parfaite, tout a bien fonctionné du début à la fin. C’ est le résultat de plus de 10 ans de travail

Photo site officiel vincentvittoz.com

 

Je dois surtout remercier tous les gens qui m’ont aidé à devenir Champion du Monde !

 


Cette saison, vous avez décroché notamment une 3e place en Coupe du Monde, en relais, à La Clusaz : qu’avez-vous ressenti avec ce podium à domicile ?

 Courrir à la maison est toujours une expérience formidable. On a le coeur serré au départ, réussir un bon résultat surtout en relais avec les copains de l’équipe est génial.

Photo AP Photo Giovanni Auletta

 

Tout le monde était heureux, ce fut une formidable journée qui donne de la confiance pour la suite de l’hiver.

 


Le 19 Février prochain, débutent les Championnats du Monde à Liberec : comment vous y êtes-vous préparé ? Quelles y sont vos ambitions ?

J’ ai fait un stage de 2 semaines en altitude en Italie afin d’optimiser ma forme pour ce rendez vous.

J ‘espère que je pourrai jouer devant en individuel et en relais…


Avez-vous un rôle de « conseiller » auprès des jeunes fondeurs de l’Equipe de France ?

 C’ est sûr que mon expérience de près de 15 ans sur le circuit de la Coupe du Monde compte, mais je ne suis pas le seul skieur à avoir de bon résultats dans l’équipe,  à l’image de Jean-Marc Gaillard, Manu Jonnier ou Rody Darragon.

Chacun se sert de l’autre pour progresser. Il y a un belle émulation dans notre groupe !


Quels sont vos prochains objectifs pour 2009 ?

Réussir les Mondiaux de Libérec et faire une bonne fin de saison,  puis il sera temps de prendre quelques vacances !

Avant de préparer dès début Mai la prochaine saison,  avec les JO de Vancouver en ligne de mire…


Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

De garder la santé !


Dernière question, que pensez-vous du blog Startin’Sport ?

C’ est une belle initiative que de parler de tous les sports dans un seul site.

A lire trés régulièrement…

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