Le rider Jeremy Jones était récemment en Alaska, pour descendre une des plus grosses faces : il s’est confié au site Rossignol.com sur cette session Snowboard.

Jeremy prépare actuellement son film « Deeper », axé sur le snow Freeride, après avoir contribué au film de snow  « That’s it, that’s all », de l’Américain Travis Rice.

 » Mission accomplie sur une des plus grosses faces ! Cela se passait sur la face Nord Ouest, sur le plus gros peak de la zone. Sur cette face, la neige était tout simplement exceptionnelle avec des arêtes énormes et de toute beauté !

Le souci était qu’il y avait de grosses crevasses en fin de run… Certaines d’entre elles étaient vraiment énormes !

Après avoir observé tout cela pendant un bon moment, la conclusion était qu’il fallait une grosse avalanche pour les atteindre… Je pouvais donc tenter le coup… »

 » J’ai étudié la stabilité du manteau neigeux pendant deux jours, j’ai fait de nombreux tests, et bonne nouvelle, rien à signaler, pas de danger !

Avec une grosse tempête en prévision les prochains jours, je savais que la seule chance de rider cette ligne était aujourd’hui, avant que la stabilité du manteau neigeux ne change…

Je devais également tenir compte d’un autre facteur, la chaleur. Je passais en dessous de grosses corniches qui pouvaient se détacher à tout moment s’il faisait trop chaud…

L’idée était donc de débuter l’ascension tôt dans la journée quand tout était verrouillé et bien consolidé par le gel.

 

J’ai quitté la dernière partie sécurisée à 11h30, et c’était parti !

 

 

A 14h, j’étais au sommet, juste au départ de la ligne, quand les premiers rayons de lumières éclairées la face… A 15h30, j’étais hors de la zone à risques.
Avec un processus bien calé, une planification adéquate, et une grosse concentration, j’ai pu réduire les risques…


C’était un gros test physique car c’était une course contre la montre, et il n’y avait pas de réels spots sécurisés pour se reposer, donc j’ai été obligé de sprinter pendant la majorité de l’ascension !
 

J’étais exposé au danger pendant plus de quatre heures, et ce test à la fois physique et mental a été le plus dur de ma vie ! Jamais je n’avais ressenti ça !
Je crois que jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais autant lutté de toute ma vie…

Les dangers étaient si nombreux qu’il aurait été facile de faire demi tour… Heureusement que Tom était là pour me soutenir et me confirmer que j’étais dans le vrai, et pas inconscient… Merci Tom ! »

Un témoignage bien fun du rider !

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