Voici le résumé du Sunday Ride Classic 2011, l’évènement moto de l’année au Circuit du Castellet. Ce rendez-vous que les passionnés de motos anciennes ne rateraient sous aucun prétexte. Les pilotes viennent des quatres coins de la France pour exposer leurs motos, tourner avec, partager des valeurs et des connaissances.

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Des retrouvailles passionnées

Depuis trois ans, le Sunday Ride Classic réunit des motards, des pilotes et des passionnés sur le Circuit Paul Ricard. C’est grâce à Jean Pierre Bonato que des centaines de personnes peuvent partager leur amour pour les anciennes motos et se retrouver autour d’un café ou l’un derrière l’autre sur la piste. Mais avant ça, il faut montrer patte blanche pour pénétrer dans l’enceinte du circuit. C’est grâce à Serge, qui pilote une Ducati 888 que nous avons pu participer à ces trois jours de folie. Les retrouvailles entre pilotes et staff commencent dès le contrôle technique: vérifications des décibels et du matos pour une sécurité maximale sur le bitume. Les premiers échanges se font, les groupes se forment autour des motos classées par catégories sur le « paddock 2 ». Après le CT, les autocollants d’autorisation collés sur la bulle et le bracelet au poignet, le rêve peut commencer. Du moins, il commencera le dimanche à partir de 9h lors des premières sessions…

Le jour J

La grosse nouveauté sur le Sunday Ride Classic 2011 c’est l’ouverture du Paddock SRC au public, plus de 12 000 visiteurs affluent, les tribunes se remplissent avec vue directe sur les stands de préparation. Nous avons la chance de pouvoir passer rapidement devant le public grâce à notre petit bracelet qu’il faut montrer pas moins de six fois à des agents ! Sur l’espace réservé aux pilotes, une drôle d’atmosphère se fait ressentir. La passion plane au dessus des motos mais une certaine appréhension est présente car il faut oser mener sa moto d’exception rouler sur les 3.8 kilomètres de piste sans la mettre par terre ! Les pilotes tous vêtus d’une tenue en cuir attendent leur session, d’autres font les derniers préparatifs sur leurs bécanes et d’autres discutent, se remémorent des souvenirs ou testent les motos. Les aficionados du « on va boire un coup », se retrouvent au PaddocKfé pour joindre l’utile à l’agréable. Le temps quant à lui était superbe malgré la petite couverture nuageuse qui faisait son apparition de temps à autre, un temps idéal pour la piste avec des pneus qui accrochent et des sensations décuplées.

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Les sessions

Sur les deux jours, les pilotes ont roulé quatre fois 20 minutes (pour ceux restés sur les 2 jours) et deux fois 20 minutes (pour une seule journée). L’annonce est faite par l’animateur, les pilotes rentrent dans l’arène après le contrôle du cuir, de la dorsale, des gants, des bottes et du casque. Pour l’anecdote, un pilote avait oublié ses bottes et tenait tellement à rouler  qu’il a mis les bottes en cuir de sa femme pour pouvoir accéder à la piste ! Tous les yeux sont rivés sur ses stars du deux-roues qui exhibent des motos magnifiques, au bruit flamboyant et à l’esthétique inégalable. Certains connaissent le circuit et n’hésitent pas à ouvrir pour offrir un joli spectacle, d’autres prennent leurs marques et il y a ceux qui sont là pour le plaisir, pour s’amuser et pour profiter de ces quelques minutes de roulage sur le mythique circuit du Castellet. Les tours s’enchaînent et ne se ressemblent pas, pour eux comme pour nous qui les guettons dans la ligne droite des stands ou du virage du pont. Le cœur se met à battre lorsque nous apercevons nos motos préférées ou le pilote que nous attendons, nous ressentons une sorte de fierté lorsqu’on le voit passer à plus de 150 km/h ou en train de doubler avec fluidité et expérience les autres pilotes. Après quelques photos, le drapeau rouge flotte à chaque sortie de virage, cela signifie la fin de la session et la rentrée au paddock pour découvrir « l’émotion d’après-roulage ».

Une nouvelle émotion

Après chaque sessions, les pilotes se retrouvent pour débriefer, pour faire part de leurs sensations, de leurs craintes, de leur ressenti et surtout parler de leur passion pour ses motos d’exception qui ont tendance à être oubliées. Ils sont tous en cuir, casques encore vissés sur la tête qu’ils parlent déjà de la manière dont ils ont pris le double-droit ou la manière de déhancher pour négocier un virage difficile. De là partent de longues heures de discussion à essayer de trouver le réglage qui évitera de dribbler au freinage après une ligne droite ou d’entendre un mauvais bruit au passage des rapports.

Ce qui restera gravé c’est cette solidarité entre tous, l’envie et le plaisir d’aider les autres, de partager ses connaissances en mécanique pour obtenir un meilleur résultat sur piste. Il faut absolument conserver cet esprit, ces valeurs et cette entente entre tous, c’est un peu ce qui fait le Sunday Ride Classic et c’est que souhaite l’organisateur Jean-Pierre Bonato, lui-même collectionneur. C’est sans doute ce qu’il attend le plus lors de ces rencontres et c’est ce qu’il réussit à faire pour le bonheur de tous.

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Les valeurs

Les organisateurs sont toujours là à guetter que tout se passe bien, à discuter à donner quelques conseils aux pilotes et à partager leurs expériences. C’est ainsi que nous avons rencontré Vincent et « Salva » des pilotes fabuleux qui avaient revêtis la casquette d’organisateurs pour l’occasion. C’est avec ces hommes de l’ombre mais pilotes au grand jour que les valeurs circulent et que les messages passent, ces hommes respectés pour leur travail mais aussi pour leur grande expérience dans le monde de la moto. Sans oublier les grands pilotes comme

  • Giacomo Agostini ce multichampion du deux-roues qui était là en toute simplicité et humilité signant des autographes à côté de sa MV Agusta,
  • Christian Lavieille et son cuir orange,
  • Christian Sarron champion du Monde en 250cm3 en 1984
  • Raymond Roche le privé GP 500 en 1984
  • ou encore Philippe Monneret le pilote d’Auto-Moto .

Tout le monde était là pour partager autour de ces motos brillantes, bruyantes et odorantes comme les Nougier (1932-1972) exposées non loin du Musée de la Moto.

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En conclusion…

Le Sunday Ride Classic porte bien son nom d’évènement moto de l’année. Comme à chaque édition, JP Bonato organise ça d’une main de maître, réunissant les passionnés pendant quelques jours autour d’une même passion et de motos de collection. Il fait venir les plus grands pilotes qui se remémorent les temps forts de l’ancien circuit et pour qui c’est toujours un bonheur de participer. Cette ambiance est vraiment agréable, il faudrait que le tout dure encore plus mais toutes les meilleures choses ont une fin… Alors il faudra attendre l’année prochaine pour renouveler l’expérience, revoir les anciens et accueillir les nouveaux.

Merci à Jean Pierre Bonato sans qui cet article n’existerait pas. Vincent et Salva toujours là pour raconter une anecdote et pour qui pousser les limites humaines et matérielles relève de l’extrême.
Un énorme merci à Serge encore une fois pour m’avoir fait participer à l’évènement, de l’avoir assisté et surtout merci pour les frissons qu’il m’a donné pendant ses sessions. J’espère être encore de la partie l’année prochaine mais je souhaite surtout que l’étincelle qu’il a dans les yeux en regardant une moto ne s’éteigne jamais…

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Résumé du Sunday Ride Classic 2011 écrit par Vaï Iperty avec une note moyenne de 5/5 - 1 vote(s)

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